Accueil du site

Le prix Sakharov 2014 décerné à Denis Mukwege, le "Dr Miracle" Djemilove

Le prix Sakharov "pour la liberté de l’esprit" du Parlement européen a été attribué, mardi 21 octobre, au gynécologue congolais Denis Mukwege pour son engagement auprès des femmes victimes de viols et de violences sexuelles en RD Congo.

Le "docteur miracle" a reçu le prix Sakharov. Le Parlement européen a choisi, mardi 21 octobre, à l’unanimité, de remettre son prix "pour la liberté de l’esprit" au gynécologue congolais Denis Mukwege pour son travail auprès des femmes victimes de viols et de violences sexuelles dans le contexte des conflits armés.

Depuis quinze ans, le docteur Mukwege s’emploie inlassablement à réparer les corps. Avec ses équipes de l’hôpital de Bukavu, dans le Sud-Kivu, il a déjà soigné plus de 40 000 femmes, violées et mutilées. Un travail à la mesure de l’horreur à laquelle il est confronté : l’ONU estime que plus de 200 000 femmes ont été violées, par des militaires, des miliciens ou des civils, ces quinze dernières années en République démocratique du Congo (RDC).

À 59 ans, Denis Mukwege, aujourd’hui directeur et chirurgien en chef de l’hôpital de Bukavu, a soigné des femmes jeunes ou âgées, ainsi que des enfants. Son engagement a bien failli lui coûter la vie. Le 25 octobre 2012, il a échappé à une tentative d’assassinat à son domicile. Mais cela n’a pas suffi à le faire renoncer. Après trois mois d’exil en Suède puis Belgique, il est rentré à Bukavu, auprès des patientes qui l’attendaient, comme il l’a toujours fait.

Né en mars 1955 dans cette ville située sur les rives du lac Kivu, Denis Mukwege est le troisième fils d’une famille pentecôtiste de neuf enfants. Après des études de médecine au Burundi, il revient dans sa ville natale pour exercer à l’hôpital de Lemera. Il y découvre les douleurs de femmes qui, faute de soins appropriés, souffrent régulièrement de graves lésions génitales après un accouchement.

À la faveur d’une bourse, il part étudier en France pour se spécialiser en gynécologie-obstétrique et retourne à Bukavu en 1989. Lorsque la guerre éclate, en 1996, dans l’est du pays, l’hôpital est totalement dévasté. Il décide alors de fonder un autre établissement dans le quartier Panzi, dans le sud de Bukavu, pour soigner les femmes victimes de la barbarie.

Le viol comme arme de guerre

Dans cette région de l’est de la RDC, très riche en ressources minières, les bandes armées - miliciens ou soldats réguliers - violent en toute impunité. Ils laissent, dans la chair et le ventre des femmes suppliciées, la signature de leur torture. À coup de machettes, de pieux ou d’armes à feu, le viol est une arme de guerre.

"Ma première malade en 1999 avait été violée, puis on lui avait introduit une arme dans l’appareil génital et fait feu, elle avait tout le bassin détruit. Je pensais que c’était l’œuvre d’un fou mais la même année, j’ai soigné 45 cas semblables", se souvient-il.

Régulièrement recompensé en Europe et aux États-Unis, Denis Mukwege a saisi toutes les tribunes qui lui ont été offertes – ONU, Parlement européen, diverses universités – pour dénoncer le viol qui, "utilisé comme une arme de guerre, (...) détruit le tissu social, entraîne une perte d’identité collective, détruit toutes les croyances". Depuis le début de l’année, il a lancé un mouvement féministe masculin, V-Men Congo, et appelé à une "mobilisation générale" contre un nouveau fléau : les viols d’enfants et de bébés.

"TOMORROW’S MAN" Galerie Thaddaeus Ropac du 23 Oct -19 Nov 2014 Djemilove

L’artiste américain Jack Pierson est le commissaire d’une exposition collective placée sous le signe de l’ « homme de demain ». Il a lancé ce projet vers le début de l’année avec la publication du recueil intitulé Tomorrow’s Man.

Lorsque les éditeurs Bywaters Bros proposent à Jack Pierson de publier une monographie sur son œuvre, l’artiste réfléchit à une nouvelle forme de publication. Il imagine un cahier qui réunirait ses propres œuvres, associées à des images de différentes provenances, des estampes et des dessins qu’il collectionne et qui l’inspirent. Il souhaite également inviter des jeunes artistes à contribuer avec leurs œuvres. Ces juxtapositions de thèmes et de styles sans lien étroit entre eux composent la mini-encyclopédie intitulée Tomorrow’s Man, titre emprunté à un célèbre magazine culturiste new-yorkais des années 1950 et 1960.

Parallèlement à cet album, Jack Pierson réunit certains de ces artistes pour exposer sous le même titre. L’exposition à la Galerie Thaddaeus Ropac est le deuxième volet de ce projet. Des oeuvres récentes d’Evan Whale, Alex Jovanovich, Richard Tinkler et Florence Derive y côtoient des œuvres historiques de l’actionniste viennois Rudolf Schwarzkogler.

L’album lui-même ne suit aucune ligne directrice, ni dans le choix des sujets, ni dans la mise en pages. Pierson y a simplement rassemblé des images et des artistes qu’il aime pour toutes sortes de raisons. La plupart des artistes sollicités sont jeunes et peu connus. Ils participeront aux formations évolutives des prochains volumes que Pierson a prévu de publier pour atteindre une collection complète de douze volumes. Vernissage en présence des artistes : FLORENCE DERIVE - ALEX JOVANOVICH - RUDOLF SCHWARZKOGLER - RICHARD TINKLER - EVAN WHALE -

GALERIE THADDAEUS ROPAC - 7 RUE DEBELLEYME, 75003 PARIS le jeudi 23 octobre de 18h30 à 22h

Rene Burri photographe du Che et de Winston Churchill est mort. People’tte

Che Guevara

René Burri, le célèbre photographe suisse membre de l’agence Magnum, est décédé des suites d’une longue maladie, lundi 20 octobre, à Zurich, sa ville natale. Il vivait entre Paris et la Suisse.

Le photographe aux airs de dandy a réalisé nombre de portraits de célébrités. Che Guevara et Fidel Castro, notamment, sont passés devant son objectif. Autre portrait célébrissime du photographe : celui du peintre espagnol Pablo Picasso. Selon ses proches, il a mis quatre ans pour décrocher un rendez-vous avec l’artiste.

"Il ne faut pas venir comme un bulldozer" quand on veut photographier une célébrité, avait coutume de dire René Burri. Parmi ses œuvres majeures, les portraits de Le Corbusier, Giacometti, Tinguely et Klein .

Une approche à long terme

Entré à l’agence Magnum en 1959, le photographe a fait le tour du monde, couvrant les principaux événements politiques de son époque. " Il n’était pas seulement l’un des meilleurs photographes d’après-guerre mais aussi l’une des personnes les plus généreuses que j’ai eu le privilège de rencontrer ", a déclaré Martin Parr, le président de l’agence Magnum photos, à son sujet.

René Burri, qui considérait Henri Cartier-Bresson comme son mentor, refusait de photographier des cadavres sur les zones de conflits où il se trouvait. Il choisit pour ses photos une approche axée sur le long terme. L’artiste a toujours conservé dans son bureau sa toute première photo. Prise en 1946 à Zurich, elle représente l’ancien Premier ministre britannique, Winston Churchill, de profil, dans une voiture décapotable.

Winston Churchill

En 2011, René Burri a reçu le Reinhardt von Graffenried Lifetime Achievement Award, un prix suisse qui récompense l’ensemble de son œuvre.

Rachid Agouray (Chef du restaurant La Mamounia) à l’ Institut du Monde Arabe. Grignoter

Le grand Chef de La Mamounia, Rachid Agouray

Du 14 octobre au 23 novembre, Noura invite le célèbre palace marocain La Mamounia au sein de son restaurant panoramique et gastronomique Le Zyriab sur les toits de l’Institut du Monde Arabe. Vous pourrez y déguster un menu spécialement conçu pour l’occasion et préparé par le chef Rachid Agouray du restaurant La Mamounia et sa brigade. Au programme de savoureux mets typiques de la cuisine marocaine tel que la pastilla aux pigeons ou le tagine de poulet aux olives et citron confit. Des menus de grandes qualités sublimés par l’une des plus belles vues de Paris qu’offre notre restaurant.

Pt« Le Zyriab by Noura » 1, Rue des Fossés Saint-Bernard, Institut du Monde Arabe, 9ème étages, 75005 Paris. Tél. 01 55 42 55 42

LE MAROC contemporain à l ’IMA Flâner

L’ exposition "Le Maroc contemporain" Après le triomphe des expositions Orient Express et Hajj-le pèlerinage à la Mecque, l’Institut du monde arabe inaugure le 15 octobre 2014, et pour la première fois en France, une grande manifestation consacrée au Maroc contemporain.

A voir et à entendre :
- Une grande exposition évènement qui, sur 2 500 mètres carrés et dans tout l’IMA, présentera le travail de plus de 80 artistes vivants (plasticiens, designers, vidéastes, architectes, créateurs de mode...), représentant la multiplicité des courants artistiques ainsi que la diversité culturelle, linguistique, ethnique et confessionnelle marocaine. Cette exposition sera l’une des plus importantes expositions jamais consacrées en France à la scène artistique contemporaine d’un pays étranger.

- Un webdoc #IMAroc Il s’agit d’un documentaire interactif diffusé sur le web. Embarquez pour Casablanca et sillonnez les routes du Maroc. Partez à la rencontre de 14 artistes contemporains exposés à l’IMA et découvrez leur portrait, leur univers artistique, leur lieu de création artistique, des textes, des photos, des vidéos et des interviews d’artistes.

- Près de 30 concerts de musique marocaine pour tous les goûts : musique savante, musique traditionnelle, musique populaire mais aussi rock, rap et hip hop

- 4 spectacles de danse

- Le meilleur du cinéma marocain

- des conférences et des débats, avec des invités prestigieux, autour de sujets aussi divers que les langues du Maroc, le soufisme, la religion, la société civile, le féminisme, les médias, la littérature.

Dressée sur le parvis de l’Institut du monde arabe, et ouverte à tous, une imposante tente traditionnelle du Maroc saharien, redessinée par l’architecte Tarik Oualalou, accueillera sur près de 500 mètres carrés les visiteurs pour des démonstrations d’artisanat, des spectacles ou simplement un thé ou une pâtisserie marocaine. Que vous soyez amoureux du Maroc, amateur d’art ou simple curieux, cette manifestation est faire pour vous. Les plus jeunes pourront également profiter d’ateliers et de parcours de visite spécialement conçus pour eux. Et pour compléter votre visite hors des murs de l’IMA, vous pourrez découvrir en même temps au musée du Louvre l’exposition consacrée au Maroc médiéval, ou encore profiter des spectacles autour du Maroc contemporain programmés par l’IMA avec d’autres lieux phares en Ile de France : Théâtre de la Ville, Maison des cultures du monde, Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis ... un événement d’exception pour un pays d’exception. Du 15 octobre 2014 au 2015

Baskets fourrure PIERRE HARDY

Vie et mort de VINCE TAYLOR , le" roman vrai" de Fabrice Gaignault chez Fayard

Olivier Saillard-Violeta Sanchez habillent la mode pour l’hiver !

Héritage italien Acqua di Parma

Extrait du blog d’ Alain Touraine

Je vis une expérience troublante... J’ai l’impression que mon ouvrage, La Fin des sociétés, qui sort dans quelques jours aux éditions du Seuil est mon premier livre. Les autres, tous les autres, furent des travaux préparatoires. Et le livre nouveau en annonce beaucoup d’autres mais que je n’écrirai pas parce que la mort m’en empêchera. Quelle drôle d’idée d’ailleurs de commencer à publier à 88 ans, et surtout après avoir écrit plus de quarante livres qui ont déjà fait l’objet de plus de 200 traductions, plus de vingt doctorats honoris causa, une élection dans de nombreuses académies ( Europe, Etats-Unis, Brésil, Mexique, Espagne, Chili, Argentine, Pologne etc… suite sur le blog : d’Alain Touraine

Christian Louboutin

LOUBIVILLE SE COLORE

Fou de cinéma, Christian Louboutin a très vite imaginé un cadre narratif pour raconter son histoire de beauté. Ainsi est né « Loubiville », un concept architectural plein d’espièglerie où une ville mystérieuse se colore au fil de nouvelles collections. Commencé avec les vernis Christian Louboutin, le voyage promet mille autres nouvelles découvertes.

Baskets Rick Owens

Saad-allah Wannous

Né en 1941 en Syrie. Après des études en Égypte, Saad-allah Wannous devient rédacteur dans différentes revues littéraires et politiques. Après un séjour à Paris, où il étudie le théâtre, il se consacre à cet art comme auteur dramatique cherchant construire un théâtre arabe contemporain. Puis il crée le festival d’art dramatique de Damas, et participe à la création de la revue La Vie théâtrale. Son écriture, qui ne refuse pas les influences occidentales tout en restant très proche des formes orientales, le rendra célèbre dans de nombreux pays grâce aux traductions réalisées dans une dizaine de langues. Rituel pour une métamorphose a paru en 1994 en arabe, en 1996 en français, avant son décès en 1997.

Punk - Une esthétique

Editions Rizzoli "Le mouvement punk était en soi une culture dégradable. Tous les fanzines, flyers et posters étaient fabriqués à bas prix, à la sauvette : la photocopieuse était reine, le papier de mauvaise qualité et les originaux le plus souvent égarés. Le mode de vie aléatoire des principaux acteurs du mouvement, qu’ils soient fans, musiciens, écrivains ou artistes, renforçait ce caractère éphémère. Par définition, la contre-culture n’alimente pas sa propre documentation", Johan Kugelberg.

Sous la direction de Johan Kugelberg et Jan Savage, avec les contributions de William Gibson, Linder Sterling et Gee Vaucher, Punk, une esthétique, retrace en images les origines, l’évolution et l’influence du mouvement. www.rizzoliusa.com REI KAWAKUBO STYLISTE DE COMME DES GARÇONS Dessin de l’artiste Daniel Adric pour Djemilove

"Dog Transgenre"...

Billy Boy & Lala 2006.

Marie Laure de Decker Marie Laure de Decker, oeil du demi siècle. Depuis 1972, Marie Laure parcourt la planète pour en fixer les évènements majeurs. Reporter-photographe de renom, collaboratrice de l’agence Gamma, elle parcourt le monde et témoigne en faveur des artistes. Conflits et rencontres au XXe siècle, rien n’a échappé à son objectif. Proche des artistes, elle a réalisé de très nombreux portraits : Gilles Deleuze, Pierre- Jean Jouve, Patrick Modiano, Gabriel Garcia-Marquez, Satyajit Ray, Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, Jacques Prévert, Orson Welles etc ...