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Les Ramones sont tombés ! Djemilove

DEE DEE RAMONE, JOEY RAMONE, JOHNNY RAMONE, TOMMY RAMONE

Image de fin : Jean- Marie Delbes et Hatim El Hihi

Ironie tragique ou coïncidence opportune, Martine Scorsese plus prolifique que jamais à 71, ans a décidé de réaliser un biopic sur le groupe des Ramones, après la disparition cet été du dernier membre de la formation new-yorkaise, leur batteur et fondateur du groupe, Tommy Ramone, à l’âge de 62 ans. Ce projet devrait ravir les cinéphiles ainsi que les fans de Punk Rock, autant dire la planète entière. Le projet en est à son début et aucun scénariste n’a encore été choisi mais une chose est sûre : le célèbre réalisateur de Raging bull ou Taxi driver, palme d’or à cannes en 1976, l’année même où les Ramones exultaient déjà leur rage sur scène, évoquera l’histoire de cette légende incandescente de punk américain, pour une sortie prévue en 2016. 1976 - 2016, 40 ans, la boucle est bouclée, Vous avez dit Biopunk ?

Hommage de la Cinémathèque à Jacques Kebadian Djemilove

JACQUES KEBADIAN, SECOURS ROUGE DU CINÉMA

« S’il était vrai que ce fait de nourrir un étranger se rencontrât dans toute la Nature et eût le caractère d’une loi générale – bien des énigmes seraient résolues. » Goethe (1827), cité par Pierre Kropotkine in L’Entraide, un facteur de l’évolution (1902).

C’est l’une des plus belles et gratifiantes biographies de cinéaste : un tract en trois feuillets ronéotypés, daté du 15 novembre 1970. « Le Comité du Secours Rouge du Cinéma proteste violemment contre la manière arbitraire dont la police a présenté à la presse l’arrestation de Jacques Kebadian, le cinéaste qui a été l’assistant de Robert Bresson, qui a collaboré avec J.L. Godard, et qui a pris une large part à la création des États Généraux du Cinéma en Mai 68. C’est depuis cette date que, cinéaste révolutionnaire, il décide de se lier plus concrètement au combat de la classe ouvrière. Il s’intègre à la lutte, il le fait comme ouvrier des usines Valentine, militant contre les conditions de travail inhumaines réservées aux ouvriers de cette usine : intoxication par vapeurs de soude, maladies mortelles, ’accidents du travail’, polices patronales. Tout cela pour 3,40f de l’heure pour les travailleurs immigrés, et entre 4f et 4,70f pour les travailleurs français. Intellectuel militant révolutionnaire, il avait considéré que l’action politique menée dans une usine devait être la suite logique – une logique populaire et non bourgeoise – de son combat cinématographique. Il fut chassé de l’usine avec d’autres militants qui distribuaient des tracts, il est, depuis le 25 septembre, écroué à la Santé sous le régime des condamnés de droit commun. » En octobre, Jacques Kebadian est condamné à 2 mois de prison avec sursis. Vingt ans après, en mars 2000, il se voit condamné pour « vociférations » contre la police. Tout cinéphile ayant rencontré le très élégant et doux Jacques Kebadian ne peut manquer de sourire. Tout spectateur du Remords, malicieuse parabole de René Vautier sur la lâcheté des cinéastes français face à la guerre d’Algérie et au racisme (1973), appréciera les circonstances de l’interpellation : « lorsque des agents de la force publique s’en prennent sous ses yeux à un individu d’origine africaine, Kebadian met fatalement son grain de sel. ’Un policier m’a dit : ’Circulez !’ ’Mais j’ai parfaitement le droit d’assister à la scène !’. Le Black de la rue Montorgueil n’est finalement pas le voleur à la tire recherché. ’Pour éviter de rentrer bredouilles à la maison’, dit le cinéaste, les policiers le verbalisent. » (Renaud Lecadre, Le Monde du 18 mars 2000). Les jeunes gens dans Albertine (1972), les sans-papiers D’une Brousse à l’autre (1997), les Indiens zapatistes de La fragile Armada (2003), la classe ouvrière, le lumpenprolétariat, les exilés, Jacques Kebadian se poste aux côtés de tous les opprimés, aussi désespérée et inégale soit la lutte. Ne jamais se résigner, surtout pas à la disparition : une longue série de films consacrés à l’Arménie avant et après le génocide de 1915 ponctue un trajet qui se caractérise avant tout par ses nombreuses fidélités. Fidélité aux origines arméniennes, collaborations au long cours avec d’autres créateurs (Jean-Robert Ipoustéguy, Pierre Guyotat, François Marie Anthonioz, Patrick Bouchain...), constance du travail avec d’autres cinéastes (Franssou Prenant, Serge Avedikian, Joani Hocquenghem...), assiduité à bâtir une galerie de portraits de femmes exemplaires (Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle, Chouchan Kebadian et ses soeurs, les danseuses Apsaras du Cambodge...). Là où guerres, massacres et violence économique les ont arrachés, les films de Jacques Kebadian tissent et retissent les liens de la fraternité, de l’amour et de la création artistique (danse, architecture, littérature, peinture). Reconstruire, préserver, écouter les survivants, traverser le temps grâce aux traditions populaires, observer comment se cristallise la vie grâce aux oeuvres savantes ou spontanées, transmettre la rumeur et les idéaux des peuples au combat : le travail de Jacques Kebadian affilie le cinéma à cette fonction résistante, solidaire et secourable qui, selon Goethe et Kropotkine, caractérise – aussi – l’espèce humaine.

NICOLE BRENEZ

Calendrier des projections

Vendredi 5 septembre 19h30 Jacques Kebadian I

Albertine, le souvenir parfumé de Marie Rose

« Comédie insolente et antiautoritaire, entre fiction et documentaire, Albertine, film-manifeste de l’insurrection de la jeunesse et des désirs, raconte l’histoire d’une adolescente en rébellion contre l’école, la famille rance, la religion et met en scène des jeunes filles et jeunes garçons de 14 à 18 ans qui revendiquent leur droit à une sexualité sans entraves et le droit à l’avortement pour les mineures. » (Aliocha Imhoff & Kantuta Quiros)

Portrait de Michel Chion (extrait)

« Après Madame music je présume que j’ai réalisé au Service de la Recherche sur un scénario de Michel Chion, portrait du compositeur et de sa musique. » (JK)

Trotsky

Avec Patrice Chéreau, Marcel Maréchal, Marcel Bozonnet, François Lafarge, Françoise Renberg, Guy Hocquenghem, Joani Hocquenghem, Pierre-William Glenn, Mic Andrieu, Walter Bal.

« Les fictions lyriques et minimalistes, les archives de la révolution russe, et les films soviétiques, films notoires, films cultes, sont traités sur un pied d’égalité. Chacun se repasse et endosse le manteau, en l’occurrence la veste de cuir, du révolutionnaire ; la révolution est en chacun, chacun en porte le verbe, elle est multiple, plusieurs et tous. » (Franssou Prenant)

Vendredi 5 septembre 21h30 Jacques Kebadian II

En présence de Jacques Kebadian et Franssou Prenant

Cérémonie pour une victoire

« À partir de l’œuvre sculptée d’Ipoustéguy, évocation de la bataille de Stalingrad. L’utilisation de l’endoscope pour les prises de vue permet de brouiller l’échelle des éléments fabriqués par le sculpteur pour évoquer ce drame. » (JK)

Histoires d’une sculpture d’après l’œuvre d’Ipousteguy

« Ipoustéguy a une voix calme, rusée, il n’emploie que le peu de mots nécessaires à la compréhension de tous. Nous l’écoutons, pendant ce temps, il en profite pour sculpter “comme si de rien n’était“. À la magie de son art il a substitué une sorte de conversation contenue, pudique, instructive. » (Michel Butel)

Apsaras 2

« Les Apsaras sont les danseuses du ballet Khmer. Parmi elles la princesse Buppha Devi, fille du prince Sihanouk. » (JK)

Vendredi 26 septembre 19h30 Jacques Kebadian III

Arménie 1900

À travers une figure d’enfant imaginaire, portrait de l’Arménie avant le génocide de 1915.

Buvards

« Le monde d’Aïda, comme toujours de petits personnages graves et doux, arrêtés dans une immobilité rêveuse, saisis dans une espèce d’éternité hantée par la quotidienneté la plus ordinaire. » (Michel Nurisdany)

Les cinq sœurs

« Telle une moderne Shéhérazade, la mère du réalisateur peignant à profusion, a su captiver avec ses couleurs, raconter son histoire. »

Vingt ans après

De 1983 à 2003, de l’Arménie aux États-Unis, entre guerre et tremblement de terre, Jacques Kebadian rend compte du trajet de la famille Hovanessian.

Vendredi 26 septembre 22h Jacques Kebadian IV

Douze jours en Arménie

Journal de voyage inédit.

Paradjanov, souvenir

Entretien avec Serguei Paradjanov (de son vrai nom Sarkis Paradjanian), au lendemain de sa sortie de prison.

Tout Azimut sur la lumière ! Djemilove

UN OBJET DE LUMIERE

Esthète des lampes, Nicolas Girard pédégé d’Azimut Industries, est un homme de lumières ....tous azimuts ! Dans son espace du Marais, il expose le plasticien Mathieu Mercier. Cet artiste qui illumine les objets du quotidien déjà sublimés par l’originalité du design nous montrera à l’occasion de la Paris design Week une sélection quasi rétrospective de ses œuvres lumineuses.

En parallèle, le 6 septembre des 18h00 Nicolas Girard dévoilera en présence de l’artiste sa nouvelle gamme à articulation magnétique SURFACE Azimut System™. Aux salons Maison et Objets et durant la Paris Design Week

UN OBJET DE LUMIERE Azimut Industries 15, Passage Saint Anne Popincourt 75011 - Paris - France T : + 33 1 42 96 42 78 F : + 33 1 40 21 31 93

Mobilisation générale ! Djemilove

Jeunes gens des Eparges, de Verdun, de La Somme, de La Marne, jeunes gens de France et d’Outre -Rhin, , d’Outre-Manche et d’Outre-Atlantique … Souvenez-vous qu’à 16 h aujourd’hui sonnera le tocsin pour commémorer la mobilisation générale qui, il y a tout juste un siècle, appelait 3 millions de jeunes âmes à rejoindre les Tranchées où 700 000 soldats professionnels les attendaient déjà, livrant leur juvénile poitrine à la mitraille , la fleur au fusil , et le chaos au bout de la baïonnette !

Saluons cette initiative mémorielle du gouvernement et souvenons-nous qu’il y a soixante ans que ce tocsin maudit n’a pas sonné parce qu’ " on est tous bien, on est tous des Européens " chantait Arno et TC Matic !

Aux Vieilles Charrues, le rock made in France à l’honneur dans la prairie Djemilove

Stromae : "Ouais , on danse !" Maître d’une cérémonie parfaite, le belge fusionne avec son époque et son public de 7 à 77 ans : compositions efficaces pour plaire à tous, imagerie soignée, réseaux et "chorégraphies ultra maîtrisés, mise en scène dynamique et millimétrée, élégance innée. le public de kerampuihl adhère s’il oublie le fond pour ne retenir que la forme tant textes et musiques ne sont pas à la hauteur des trésors d’inventivité que le " Kéké bruxellois " ( dixit Miossec) déploie pour faire le show. On sauve "Formidable" mais on cesse de crier au génie, tout juste au disciple d’un Brel cryogéné !

Etienne Daho : le retour en grâce d’un boomerang de la pop made in France

Artic Monkeys : du rock carré pour Carhaix

10 h après Alex Kopranos et Franz Ferdinand , un autre Alex, Turner celui-là, banane géminée, le coup de peigne sur scène provoquant l’hystérie , sanglé dans du cuir de pied en cape , la stratocaster tenue comme un Kalashnikov , embrasait Kerampuilh avec sa bande de "singes" venus du pôle nord !

28 ans et une insolence taillée dans le rock de Liverpool , le nouveau kid de la britt pop-rock anglaise fait honneur à ses glorieux devanciers ( Oasis, Supergrass, Blur et consorts ) en arrosant le public d’un show tellurique sans temps morts , tout en déhanchés sauvages, la classe tranchante à l’état brut ! Le sale gosse se Sheffield défouraille un son rock minéral Sans chichi, sobre comme la pierre granitique de la terre bretonne !

Miossec : toujours au sec !

Miossec coincé entre Elton John et Stromae  ! On programme les vétérans en première partie aujourd’hui !Miossec avait rendu un touchant hommage en conference de presse l’après -midi même à l’illustre Alain Bashung regrettant "que la jeune génération rock ait perdu une telle balise Argos". Aujourd’hui , il semble que c’est le marin brestois Miossec qui montre la direction du port d’attache ! Oui, Miossec toujours "au sec" diront les mauvaises langues qui se sont tues quand l’artiste a entamé le très beau et très nostalgique "Brest" provoquant une averse de larmes dans le public et la pluie du ciel "ici bas, ici même !"

Fauve #

"Panache, audace, fougue... Ces qualificatifs résument bien la prestation du jeune groupe parisien qui comme un point d’orgue à leur récente et fulgurante ascension depuis 2 ans, s’est produit ce jeudi sur la seconde scène du plus grand festival français. Alors que de leur propre aveu, ils semblaient un tant soit peu intimidés avant de débuter devant les quelques 45 000 festivaliers présents, les "Fauves désabusés" ont finalement dompté leur trac pour enivrer la foule au rythme de leurs textes crus plus anti-conformistes les uns que les autres dans la ferveur de Keramphuil. Considéré comme l’un des groupes actuels les plus clivants entre fans et détracteurs, il aura au moins eu le mérite de ne laisser personne insensible." Par Tristan Thomas( 18 ans)

CANTAT et DETROIT : un cas de conscience …

La remontée sur scène de B. Cantat avec sa nouvelle formation DETROIT, duo formé initialement avec le bassiste Pascal Humbert ( ex Passion foder et 16 Horsepower) pose un cas de conscience : angélisme fanatique chez les uns, mutisme gêné ou haine chez les autres, l’artiste provoque une polémique insoluble entre passion maladroite et subjectivité délicate.

Le public des Vieilles Charrues a réservé à l’ex-leader de Noir désir un accueil très ému, celui-ci le lui a bien rendu dans un prestation rock toujours aussi haletante, violente, sobre mais d’une puissance phénoménale et d’un magnétisme intact, qui n’est pas sans nous rappeler les cendres encore fumantes du défunt Noir Désir, d’autant que des morceaux de l’ex-formation ont été repris sur scène - "Tostaki", "le vent l’emportera" embarrassant là encore une partie du public qui ne souhaite pas trop - et c’est bien légitime - que l’on vienne réveiller les morts...

DETROIT, le nom choisi par Bertrand Cantat sonne comme une renaissance certes mais aussi comme une langue de terre entre 2 mers où s’engouffrent des courants et des vents violents…Espérons que le " temps l’emportera " et que seul chacun pourra dissocier l’oeuvre incontestablement forte des agissements de son auteur, qui sur scène tente et réussit cette sulfureuse alchimie d’être très présent et toujours aussi charismatique, tout en restant à son humble place de pénitent !

Franz Ferdinand : archi -ducs de la britt pop écossaise !

La vague Rock déferle après Stromae avec les rythmiques dance floor, les escouades de riffs sauvages de la bande d’Alex Koparanos : "take me out" , "dark of the matinee" , ou encore " love illumination". Le quatuor pop a mis le feu dans la prairie , la terre était brulée, la conquête de l’archiduc en terre celtique est totale !

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Vie et mort de VINCE TAYLOR , le" roman vrai" de Fabrice Gaignault chez Fayard

Olivier Saillard-Violeta Sanchez habillent la mode pour l’hiver !

Héritage italien Acqua di Parma Le dernier livre d’ Alain Touraine La fin des sociétés éditions du Seuil

Extrait du blog

Je vis une expérience troublante...

J’ai l’impression que mon ouvrage, La Fin des sociétés, qui sort dans quelques jours aux éditions du Seuil est mon premier livre. Les autres, tous les autres, furent des travaux préparatoires. Et le livre nouveau en annonce beaucoup d’autres mais que je n’écrirai pas parce que la mort m’en empêchera. Quelle drôle d’idée d’ailleurs de commencer à publier à 88 ans, et surtout après avoir écrit plus de quarante livres qui ont déjà fait l’objet de plus de 200 traductions, plus de vingt doctorats honoris causa, une élection dans de nombreuses académies ( Europe, Etats-Unis, Brésil, Mexique, Espagne, Chili, Argentine, Pologne etc… suite sur le blog : d’Alain Touraine

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Saad-allah Wannous

Né en 1941 en Syrie. Après des études en Égypte, Saad-allah Wannous devient rédacteur dans différentes revues littéraires et politiques. Après un séjour à Paris, où il étudie le théâtre, il se consacre à cet art comme auteur dramatique cherchant construire un théâtre arabe contemporain. Puis il crée le festival d’art dramatique de Damas, et participe à la création de la revue La Vie théâtrale. Son écriture, qui ne refuse pas les influences occidentales tout en restant très proche des formes orientales, le rendra célèbre dans de nombreux pays grâce aux traductions réalisées dans une dizaine de langues. Rituel pour une métamorphose a paru en 1994 en arabe, en 1996 en français, avant son décès en 1997. Punk - Une esthétique

Editions Rizzoli "Le mouvement punk était en soi une culture dégradable. Tous les fanzines, flyers et posters étaient fabriqués à bas prix, à la sauvette : la photocopieuse était reine, le papier de mauvaise qualité et les originaux le plus souvent égarés. Le mode de vie aléatoire des principaux acteurs du mouvement, qu’ils soient fans, musiciens, écrivains ou artistes, renforçait ce caractère éphémère. Par définition, la contre-culture n’alimente pas sa propre documentation", Johan Kugelberg.

Sous la direction de Johan Kugelberg et Jan Savage, avec les contributions de William Gibson, Linder Sterling et Gee Vaucher, Punk, une esthétique, retrace en images les origines, l’évolution et l’influence du mouvement. www.rizzoliusa.com REI KAWAKUBO STYLISTE DE COMME DES GARÇONS Dessin de l’artiste Daniel Adric pour Djemilove

"Dog Transgenre"...

Billy Boy & Lala 2006.

Marie Laure de Decker Marie Laure de Decker, oeil du demi siècle. Depuis 1972, Marie Laure parcourt la planète pour en fixer les évènements majeurs. Reporter-photographe de renom, collaboratrice de l’agence Gamma, elle parcourt le monde et témoigne en faveur des artistes. Conflits et rencontres au XXe siècle, rien n’a échappé à son objectif. Proche des artistes, elle a réalisé de très nombreux portraits : Gilles Deleuze, Pierre- Jean Jouve, Patrick Modiano, Gabriel Garcia-Marquez, Satyajit Ray, Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, Jacques Prévert, Orson Welles etc ...